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La dracunculose, une maladie en voie de disparition

description traitement et éradication de la dracunculose

La disparition de la dracunculose est un formidable enjeu de santé publique, non pas tant à cause de sa mortalité que par les handicaps souvent lourds et les souffrances qu’elle entraîne dans la population la plus active. Les résultats de la campagne d’éradication paraissent déjà très positifs. Elle ne touche plus actuellement que treize pays africains dont les plus touchés sont le Soudan, le Ghana et le Nigeria.

Cycle parasitaire : La dracunculose est une maladie provoquée par un ver Nématode (ver rond) appelé Dracunculus medinensis ou ver de Guinée.

Après avoir migré dans l’organisme, le ver fore un orifice à travers la peau, le plus souvent au niveau des pieds et, lorsqu’il est en contact avec de l’eau, il expulse ses embryons.

En pratique, c’est en pénétrant dans la mare pour remplir leur récipient d’eau que les utilisateurs contaminent le point d’eau. Les embryons sont alors avalés par un prédateur, le cyclops, qui est un hôte intermédiaire où l’embryon se transforme en larve infectieuse en 4 à 6 semaines.

L’homme se contamine en buvant de l’eau contenant des cyclops infectés. Les cyclops sont détruits quand ils arrivent dans l’estomac, les larves sont alors libérées et traversent la paroi intestinale pour migrer dans les tissus. Au bout de quelques mois, la femelle adulte commence à migrer à travers le corps du malade provoquant les symptômes de la maladie, bouclant ainsi le cycle.

Il existe d’importantes variations saisonnières dans la transmission de la dracunculose. Il n’y a pas de réservoir animal.

Les signes cliniques : Les phases d’incubation et d’invasion sont le plus souvent silencieuses, si ce n’est la présence de troubles allergiques sans spécificité. C’est au moment de l’émergence du ver que les symptômes apparaissent. Un oedème, très douloureux, précède l’apparition d’une phlyctène (une bulle) qui survient quelques jours avant que le ver n’apparaisse. Au contact de l’eau cette phlyctène éclate et les embryons sont libérés. Un malade peut être porteur de plusieurs vers, parfois plus de vingt, ayant chacun sa propre évolution.

Le site d’émergence est situé dans 90% des cas aux membres inférieurs, surtout au niveau des jambes, avec une prédilection pour les malléoles externes.

Une fois sur deux l’évolution est bénigne et l’ulcère cicatrise en 1 à 2 semaines avec ou sans extraction du ver. Mais dans l’autre moitié des cas, surviennent des complications qui font la gravité de la maladie : infection du trajet du ver, rupture du ver, arthrite, migrations aberrantes. Le diagnostic est en général clinique.

Traitement  : Aucun médicament ne s’est montré vraiment efficace. L’extraction traditionnelle du ver (enroulement du ver autour d’un bâtonnet en 1 à 4 semaines) y est toujours utilisée mais expose à certaines complications (rupture ou surinfection). Il est par contre très important de prévenir les complications bactériennes par des soins infirmiers adaptés, une désinfection cutanée, la pose de pansements humides renouvelés fréquemment et, bien sûr, une sérovaccination antitétanique efficace.

Prophylaxie et éradication  : Surveillance et isolement des malades par la communauté, système de surveillance intégrée communautaire afin de déterminer dans quelles communautés la dracunculose est endémique et quelle est l’importance de la prévalence, de contrôler les effets des stratégies d’intervention, et de documenter l’élimination de la maladie.

Approvisionnement en eau potable  : filtration systématique de l’eau de boisson pouvant être contaminée, lutte chimique sélective contre les cyclops, épandage de temephos (Abate®), et bien sûr, quand cela est possible, il faut procéder à la construction de margelles autour des puits et des forages.

 
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